Le soleil se lève, perçant la brume qui enveloppe le port, tandis que La Furie, amarrée, vacille doucement. Le ronflement de sa roue et le tintement cristallin des cliquetis annoncent l’imminence du départ.
Les cordes se tendent, la machine gronde, et le monde s’apprête à embarquer pour une transe subaquatique. Dans un souffle, La Furie plonge, s’abandonnant aux profondeurs, confiant son voyage aux caprices des vagues tapageuses.
Benoit Michaud : vielle à roue / ArnoldCourset-Pintout : clavierLe